Choisir son batardeau en 10 questions

Les objectifs de la pose de batardeaux :

• Sécuriser les personnes des inondations

• Protéger leurs biens

• Permettre le retour rapide à une vie normale

 

 1. Existe-t-il plusieurs types de batardeau ?

Oui deux types de batardeaux existent :

Batardeaux autobloquants :

Batardeau d’un seul tenant, compact, sans glissières, il permet une mise en place très rapide et n’altère pas l’esthétique du bâtiment.

 

Batardeaux à glissières :

Ce batardeau nécessite le montage de rails sur les ouvertures. Il existe deux principes de montages (en tableau ou en applique), c’est-à-dire soit dans l’ouverture du passage, soit devant l’ouverture (façade). Le panneau est composé de profils démontables.

 

2. Quel type de batardeau choisir ?

Le choix des batardeaux se fait selon plusieurs critères : le type de support (béton lisse ou en pierres), la largeur et la hauteur à protéger mais aussi selon la capacité physique du propriétaire pour la mise en place du batardeau et encore le volume de stockage disponible.

 

3. Quels sont les critères d’installation ?

Les hauteurs d’eau sont définies selon les diagnostics connus par les PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondations) ou PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux).

Il est préconisé de ne pas dépasser une hauteur de franchissement de 0,80 m de façon à permettre l’évacuation des occupants du logement par le franchissement du batardeau.

Autres critères pour les batardeaux : des supports propres, lisses et parallèles de façon à assurer une étanchéité maximale. Il peut être nécessaire de revoir les supports par un maçon avant de commander des batardeaux sur mesure.

 

4. Le batardeau est-il un système permanent ?

Non, les batardeaux quel que soit le type sont démontables et donc sont à poser dès que le risque inondation est annoncé par la commune ou la préfecture ou par Vigicrue.

 

5. Sur quelles ouvertures installer des batardeaux ? Est-ce cohérent sur une porte de garage ?

Par principe, sur toutes les ouvertures inférieures à la côte de référence « Xynthia + 20 cm » définie par le PPRL (Plan de Prévention Risques Littoraux). Les garages sont concernés d’autant plus s’ils sont situés en-dessous du niveau de rez-de-chaussée.

 

6. Suis-je protégé si je fais mon batardeau « maison » ?

Un batardeau fait maison ne saurait remplacer l’expertise d’un professionnel qui saura quel type de batardeau est le plus adapté à votre bien pour lui assurer une protection maximale.

Par ailleurs, les barrières vendues en grande surfaces de bricolage sont en PVC et ne sont pas assez solides pour supporter la pression d’une eau en crue et charriant des embâcles. De plus au regard des assurances ou d’un éventuel acheteur, un batardeau professionnel correspondra davantage à leurs attentes et critères.

 

7. Quand installer mon batardeau ?

Dès que le risque inondation est annoncé par les canaux officiels (commune, préfecture, vigicrue, méteo France)

 

8. Le batardeau est-il facilement manipulable ?

Suivant la largeur et la hauteur de l’ouverture, un batardeau est plus ou moins manipulable par son poids et sa dimension. Un batardeau à glissières est moins lourd (puisque le poids est divisé en plusieurs profils) que le batardeau autobloquant qui est d’un seul tenant. Il faut compter 2 minutes de pose pour un batardeau autobloquant et 10 minutes pour un batardeau à glissières.

 

9. Quel est le coût moyen d’un batardeau ? Quel taux de TVA ?

Le coût est déterminé suivant la taille et le modèle de batardeau.

Ainsi, sans pose, les prix des batardeaux seuls vont de 490 à 1600 euros HT.

À savoir, les batardeaux à glissières ont une TVA à 10 % car leur fixation est adossée au bâti et ce dans la mesure où l’habitation a plus de 2 ans. Pour les batardeaux autobloquants, la TVA est à 20 %.

 

10. Suis-je indemnisé en cas d’inondation ?

Pour être indemnisé, il faut remplir deux conditions :

  • Avoir souscrit à un contrat d’assurance dommages comprenant les dégâts causés par les catastrophes naturelles (à voir selon les contrats, le montant de la franchise).
  • Faire partie d’une zone reconnue catastrophe naturelle par un arrêté interministériel qui précise les communes et dates concernées.